Des membres de l’EPMM présentent les résultats de leur recherche sur l’animation musicale en milieu de santé lors du congrès annuel de l’AQPC. Voici le résumé de leur présentation intitulée Quand les arts et la science vibrent au même diapason !
Au Cégep de Saint-Laurent, les programmes de musique et de soins infirmiers ont travaillé en étroite collaboration à la création d’un programme d’animation musicale, en partenariat avec l’Hôpital en santé mentale Albert-Prévost ainsi que la Fondation de l’Hôpital Sacré-Cœur et le CIUSS-Nord-de l’Ile. Les étudiants du département de musique du cégep de Saint-Laurent ont eu l’occasion d’offrir des prestations musicales aux bénéficiaires de l’Hôpital Albert Prévost tout en profitant du soutien et de la présence des enseignants.es et des étudiants.es du département de soins infirmiers. Cette collaboration a également fait l’objet d’un projet de recherche en collaboration avec l’Université de Montréal afin d’en documenter les retombées.
Dans la première partie de cette présentation, nous verrons de quelle façon les formations et l’accompagnement logistique offert par le département de soins infirmiers ont permis aux étudiants.es en musique de démystifier certains aspects de la santé mentale, de découvrir les bienfaits de la musique auprès de cette clientèle et de créer des liens intergénérationnels et intersectoriels entre des personnes d’âges, de disciplines ou d’univers différents.
En deuxième partie, nous présenterons la recherche sociologique réalisée auprès des étudiant.es en musique qui a permis d’observer la façon dont les compétences musicales habituellement valorisées par le cadre scolaire sont abordées dans cette situation d’animation en milieu de santé. Cette recherche fait apparaitre les points de tensions entre les « catégories » qu’avaient jusque-là intériorisées les étudiant.es durant leur cursus collégial (formalisme, stress de performance, etc.) et les nouvelles façon de penser leur futur métier de musicien.ne [IDS1] qui se déploient à la suite de cette expérience. Nous démontrons ainsi comment, cette initiative atypique, vient servir la professionnalisation des étudiant.es dans un contexte de mutation du travail de musicien.


